En ce mois d'avril, on a envie de croire à un mai 2018.
Nous ne semblons pas en prendre le chemin, mais l'espoir est permis.
Si la contestation venait à prendre de l'ampleur, elle partirait d'un double mécontentement que j'évoquais hier, celui des cheminots, et celui des étudiants.
Si les revendications des cheminots sont connues, la défense de leur statut contre l'offensive ultra libérale dont fait l'objet le service public ferroviaire, celles des étudiants apparaissent moins clairement. Ils protestent notamment contre la sélection aux portes de l'université.
Or cela soulève tout un débat, dont les étudiants contestataires font malheureusement l'économie.
En effet, cela pose la question de l'éducation tout entière, sa logique, sa mission. Car si l'éducation nationale assume une sélection à l'entrée de la fac, il n'y a aucune raison d'en rejeter l'idée pour l'entrée au lycée, au collège, et pourquoi pas à l'école primaire.
En fait, cette sélection est plus cohérent avec le système actuel, qui forme tout le monde, mais si mal, c'en est comme si elle ne formait que l'élite, la seule à accéder aux hautes études.
L'élite est d'abord sociale, puisque c'est de loin le premier facteur de réussite à l'école, mais elle peut aussi être méritocratique, auquel cas elle est encore plus sélective.
L'école actuelle forme des analphabètes et incultes qui obtiennent le bac (ne parlons même pas de ceux qui ne l'obtiennent pas) et qui n'ont donc aucune chance à l'université.
Il faut choisir :
Soit on donne le bac à tout le monde, et tout le monde peut aller à l'université, soit on sélectionne à tous les étages, de façon à n'amener aux portes de la faculté que les étudiants performants.
La philosophie que je défends dans mon livre c'est l'excellence pour tous.
Dès le primaire, et jusqu'à l'enseignement postsecondaire, il faut réunir l'encadrement requis pour chaque élève. Plus il est issu d'un milieu défavorisé, plus il faut l'encadrer étroitement à chaque étape, pour satisfaire aux exigences pédagogiques associées aux résultats attendus à chaque étape du parcours scolaire.
De cette façon seulement, sera donnée à chacun sa chance.
Car laisser entrer un étudiant qui n'a pas le niveau à l'université, ce n'est pas lui donner davantage de chances que le rejeter. Dans tous les cas, il est perdant, il est le perdant d'une sélection qui existe par le milieu social et anecdotiquement le talent individuel.
En l'état, il arrive une masse d'élèves au collège qui n'ont pas les bases du primaire. Ils sont condamnes dès la petite école, dès la naissance pratiquement.
Pour former chaque élève sérieusement de la primaire à la faculté, il faut des moyens colossaux alloués à l'école. Or, de l'argent, il y en a plein les banques, celles-là même qui se nourrissent de la Dette au nom de laquelle on réduit ou empêche tous les moyens de l'état.
Cela, les étudiants ne le disent pas, et c'est dommage.
Nous ne semblons pas en prendre le chemin, mais l'espoir est permis.
Si la contestation venait à prendre de l'ampleur, elle partirait d'un double mécontentement que j'évoquais hier, celui des cheminots, et celui des étudiants.
Si les revendications des cheminots sont connues, la défense de leur statut contre l'offensive ultra libérale dont fait l'objet le service public ferroviaire, celles des étudiants apparaissent moins clairement. Ils protestent notamment contre la sélection aux portes de l'université.
Or cela soulève tout un débat, dont les étudiants contestataires font malheureusement l'économie.
En effet, cela pose la question de l'éducation tout entière, sa logique, sa mission. Car si l'éducation nationale assume une sélection à l'entrée de la fac, il n'y a aucune raison d'en rejeter l'idée pour l'entrée au lycée, au collège, et pourquoi pas à l'école primaire.
En fait, cette sélection est plus cohérent avec le système actuel, qui forme tout le monde, mais si mal, c'en est comme si elle ne formait que l'élite, la seule à accéder aux hautes études.
L'élite est d'abord sociale, puisque c'est de loin le premier facteur de réussite à l'école, mais elle peut aussi être méritocratique, auquel cas elle est encore plus sélective.
L'école actuelle forme des analphabètes et incultes qui obtiennent le bac (ne parlons même pas de ceux qui ne l'obtiennent pas) et qui n'ont donc aucune chance à l'université.
Il faut choisir :
Soit on donne le bac à tout le monde, et tout le monde peut aller à l'université, soit on sélectionne à tous les étages, de façon à n'amener aux portes de la faculté que les étudiants performants.
La philosophie que je défends dans mon livre c'est l'excellence pour tous.
Dès le primaire, et jusqu'à l'enseignement postsecondaire, il faut réunir l'encadrement requis pour chaque élève. Plus il est issu d'un milieu défavorisé, plus il faut l'encadrer étroitement à chaque étape, pour satisfaire aux exigences pédagogiques associées aux résultats attendus à chaque étape du parcours scolaire.
De cette façon seulement, sera donnée à chacun sa chance.
Car laisser entrer un étudiant qui n'a pas le niveau à l'université, ce n'est pas lui donner davantage de chances que le rejeter. Dans tous les cas, il est perdant, il est le perdant d'une sélection qui existe par le milieu social et anecdotiquement le talent individuel.
En l'état, il arrive une masse d'élèves au collège qui n'ont pas les bases du primaire. Ils sont condamnes dès la petite école, dès la naissance pratiquement.
Pour former chaque élève sérieusement de la primaire à la faculté, il faut des moyens colossaux alloués à l'école. Or, de l'argent, il y en a plein les banques, celles-là même qui se nourrissent de la Dette au nom de laquelle on réduit ou empêche tous les moyens de l'état.
Cela, les étudiants ne le disent pas, et c'est dommage.
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