Commémoration de l'esclavage

Voilà une bonne blague, tiens. En ce 27 avril, date choisie arbitrairement et décrétée par Macron, on commémore l'abolition de l'esclavage.

Je propose que l'on commémore l'abolition du capitalisme. Ce sera tout aussi drôle, mais moins injurieux.

Car s'il y a quelque chose qui n'a pas disparu, dont l'abolition est purement rhétorique, c'est bien l'esclavage.
Faut-il rappeler que nul bout de tissu ne pénètre l'enceinte d'un centre commercial qui ne soit fabriqué par des esclaves?
Faut-il rappeler que nul appareil électronique n'est fabriqué par des employés dignes de ce nom, mais par des esclaves qui gagnent à peine de quoi se nourrir en travaillant 14h par jour?
Faut-il rappeler que le commerce de cobalt, matière première de nos écrans de smartphone, fait appel à l'esclavage infantile?
Faut-il rappeler que les population qui ne sont pas réduites en esclavage sont exploitées? Comme les ressources naturelles, pétrole, uranium qui leur appartiennent?
Faut-il rappeler que la plupart des êtres humains qui peuplent cette foutue planète sont dans la misère?

Ce que j'attends de commémorer avec impatience, c'est la chute du régime ultra libéral en vigueur actuellement à l'échelle internationale, une politique tout aussi dévastatrice du capital humain que le fût le commerce triangulaire.

Révolution!


Intelligence Artificielle

Cette vidéo est la première d'une série que je souhaite consacrer aux différents sujets que je traite dans mon livre.
Chaque video de 5 minutes maximum traitera d'un thème donné.

On commence arbitrairement avec l'intelligence artificielle:

Macron en Amérique

Pas grand-chose à dire. Si ce n'est que je trouve fascinante l'amitié entre les deux hommes, Trump et Macron. Cela en dit long sur ce qu'ils sont.

Leurs options idéologiques divergent sur un certain nombre de points, mais vous pouvez leur faire confiance à tous deux pour écraser la Justice sous le poids de leurs illusions et de leur ego politique.
Macron sert le marché global tout puissant, Trump sert son propre marché.
Entre businessmen on se comprend.

L'accord sur le climat de Paris? Une petite rigolade. Que Trump en veuille ou pas, tout le monde sait que de toutes façons on se prend le mur environnemental en pleine gueule à un moment, c'est déjà le cas. Ce n'est pas ça qui peut brouiller nos petits copains, on en a la preuve.

Le monde selon Trump et Macron... C'est mérité, ils sont venus par les urnes. On a ce qu'on mérite.

Ou alors... Révolution!






France terre d'asile

L'assemblée nationale a adopté hier à une relativement courte majorité étant donnée l'hégémonie du parti de Macron, une loi sur les demandeurs d'asile.
Dans ses propres rangs il y a eu abstention, et même une voix contre, d'un député qui s'est retiré de ce groupe parlementaire en raison de cette nouvelle loi.
C'est dire si la République En Marche livre son meilleur visage.

Il s'agit de durcir les conditions d'accueil les migrants.

A ce propos, on parle souvent de migrants économiques, pour les distinguer des migrants fuyant une guerre ou un régime politique menaçant, de ceux qui cherchent à manger.
Les seconds ont théoriquement droit à l'asile, pas les premiers. Va comprendre Charles.
C'est évidemment absurde car tous fuient la misère, quelle qu'en soit la forme.
Tous cherchent un ilot de Justice où se réfugier.

Tous sont pourchassés comme des chiens, parqués dans des centres de rétention "administrative" avec leurs enfants. Sinon ils dorment dans la rue, dans des squats ou des bidonvilles qui portent le nom de "camps".
On oppose parfois, comme l'a fait le Grand Onfray Michel, le sort des SDF bien de chez nous, et les autres, venus d'ailleurs. On nous dit qu'il faut d'abord s'occuper de la misère gauloise avant d'accueillir celle du monde.
Pourquoi faudrait-il qu'une misère noire soit plus noire qu'une autre? Il ne faut favoriser personne, faire Justice à chacun. Michel Onfray, s'il était épris de Justice comme il croit et prétend l'être, ne se préoccuperait que d'attaquer les mécanismes pourvoyeurs de misère sociale, économique et finalement humaine, plutôt que d'opposer ceux qui en souffrent les uns aux autres, se vautrant par cet occasion dans la tambouille dégueulasse réputée plutôt de droite.

La misère, d'où qu'elle vienne, où qu'elle soit, où qu'elle aille, quelque visage qu'elle prenne, elle est une insulte à la Justice.
Rien d'autre que la Justice ne peut, ne doit guider l'action de l'Etat.

Mais on se carapace dans la terreur de voir un déferlement de barbares sur les terres occupées par des barbares eux-mêmes, dont la barbarie n'a rien à envier à personne.
Car la misère, et aussi parfois la guerre, sont le fruit de la politique ultra libérale et destructrice de ressources et de dignité en vigueur à l'échelle internationale, décidée par les puissants de l'argents et leurs suiveurs politiques, dont l'essentiel des troupes et Européenne et Américaine.

Et que fait la populace? Elle se précipite sur l'os qu'on lui donne à ronger, "c'est l'étranger qui nous pique notre boulot, notre argent", et pendant ce temps, là-haut, ça doit bien rigoler.

Révolution!

5 millions

Il faut 5 millions de manifestants dans la rue, en France, pour changer le monde entier.

Une manifestation qui réunit 5 millions de personne réclamant la fin de l'austérité et de l'assujettissement de l'Etat par le Capital sous forme de prêt et d'emprunt, obligera le chef de l'Etat, quel qu'il soit, il n'aura pas le choix.
Pas d'autre choix que de démissionner ou signifier à l'union européenne le changement radical de la politique de la France.

Ici, deux scénarii possibles :
1) L'Union Européenne s'adapte aux exigences de la France. Improbable.
2) L'Union Européenne vole en éclat. Beaucoup plus probable.

Or, qu'est-ce qu'une Union Européenne qui vole en éclat? C'est le monde qui vole en éclat, le monde phagocyté par l'idéologie ultra libérale. Tout est remis en cause, de 0 à 9, de A à Z.

Alors ce champs de ruine sera la Terre fertile de nos rêves, aspirations, projets de Justice.

Révolution!  

Manifeste contre le "nouvel antisémitisme"

Aujourd'hui, l'actualité, c'est un manifeste contre le nouvel antisémitisme rédigé par Philippe Val et publié par le Parisien, bientôt chez Albin Michel, signé par une belle bande de 250 vainqueurs, dont j'ai retenu Depardieu et Sarkozy, entre autres grands hommes de la République.

On apprend dans ce texte qu'une épuration ethnique silencieuse est en train de se produire en France. Je suppose que l'on cherche activement les chambres à gaz inodores, elles ont probablement été installées dans les locaux de Médiapart.

L'antisémitisme est une réalité qui appartient à la réalité de la xénophobie. Les communautés diverses et variées, à plus forte raison ethnico-religieuses, se replient sur elles-mêmes et tendent à haïr autrui.
Il est vrai que les ghettos de France portent en leurs entrailles beaucoup d'antisémitisme. Mais les quartiers chics et autres banlieues pavillonnaires sont pétries d'islamophobie.

Pour les uns, les juifs, c'est ceux qui dirigent le monde par le pouvoir de l'argent, et qui assassinent les palestiniens. Pour les autres, les musulmans, c'est ceux qui volent des voitures et posent des bombes dans les rues de France. Pourtant les juifs ne sont pas les seuls banquiers, pourtant les crimes de la civilisation occidentale n'ont rien à envier à personne.

En l'occurrence, la haine anti juif de France prend un aspect plus impressionnant, à travers ses crimes de droit commun, que le rejet du noir, de l'arabe et de l'Islam, qui lui, est discret. Il se manifeste dans les propos de bistrot, dans la discrimination au logement et à l'embauche, dans le carnage social que représentent les quartiers dits sensibles.

La connerie, c'est ce qu'il y a de plus universel au monde.
L'antisémitisme est majoritairement une connerie de prolo, l'islamophobie une connerie de bourgeois, majoritairement ai-je bien dit, car évidemment, les croisements existent.
Traditionnellement, avant l'ère post trente glorieuses du conflit israelo-palestinien, l'antisémitisme était très bourgeois en Europe. Et aujourdh'ui, il y a tout un tas de prolos islamophobes, appartenant au peuple des petits blancs.
Mais il est une réalité indéniable que les juifs occupent présentement un place sociale infiniment plus enviable que la place qu'occupent noirs, arabes et musulmans, et ceux qui s'identifient à leurs tourments sont volontiers eux-mêmes des bourgeois.  

La connerie est universelle, même si elle se décline en strates sociales.

La connerie consistant en rejet de l'autre s'appelle la xénophobie, et c'est la même pour tout le monde. J'appelle de mes voeux un manifeste contre la connerie. Ha! Mais je l'ai écrit! Il est là.

Les frappes en Syrie

Avec tout ça, j'ai oublié de parler du raid qu'ont mené conjointement les armées américaine, britannique et française, sur des sites présumés de stockage d'armes chimiques en Syrie. 

La première raison pour laquelle je n'en ai pas parlé plus tôt, c'est qu'il s'agit à mon sens d'un non événement. 
Cela aurait été un sujet s'il y avait eu des victimes, ça ne semble pas être le cas, sans quoi nous serions inondés de leurs images dans les réseaux sociaux et/ou ailleurs. C'est ce que clament les belligérants occidentaux en tout cas, et ils ne semblent pas démentis. 
Cela aurait été un sujet si le projet avait été de buter Bachar. Loin s'en est fallu, tout le monde a été prévenu à temps via les Russes, qui ont été extrêmement ménagés. 

Non, cet épisode ne raconte pas grand-chose d'autre que l'ordinaire absurdité qui conditionne le droit d'Assad à assassiner ; exclusion de l'arme chimique. Tu peux trucider les gens à la tronçonneuse autant que tu voudras, mais avec des agents chimiques, là tu reçois une petite fessée.

Le fond de cette affaire, c'est que Bachar al Assad est un boucher, mais qu'à sa place, ne viendrait probablement qu'un autre boucher, qui lui, peut-être, serait plus complaisant envers les trublions de Daesh. 
Car le boucher de Damas a Daesh pour principal ennemi, et cela lui garantit de longues heures de torture des habitants de son pays devant lui. 

Quant aux syriens en question, bien sûr, une partie non négligeable soutient Assad, comme d'ailleurs Saddam avait sa plèbe toute acquise, question de caste comme toujours. Mais Dieu qu'il ne fait pas bon lui être opposé, islamiste ou pas. Et quand bien même ses victimes sont ou seraient islamistes, la boucherie reste la boucherie avec de la viande d'islamiste. Surtout si c'est un enfant, surtout s'il n'a pas d'arme. 

Désespérance ordinaire, voilà cette affaire. 

La convergence des turluttes

C'est le mot d'ordre "convergence des luttes", mais les luttes ne convergent pas. Où plutôt si, celles des cheminots et des étudiants ne convergent pas trop mal. Mais c'est pas avec ça qu'on va faire la Révolution.

Pour faire la Révolution, ce n'est pas une convergence de luttes qu'il faut, c'est un déclencheur de la lutte massive, en lieu et place de l'apathie générale.

Il interviendra ce déclencheur, au moment où portera clairement dans l'agora le rejet des mécanismes économiques fondamentaux qui nous permettent d'acheter slips et smartphones fabriqués par des esclaves lointins, et nous empêchent de bénéficier d'un service public digne de ce nom ici.

La lutte convergente, elle doit se diriger vers la dénonciation de la frénésie fanatique du Capital, détruisant le travail de ceux qui en ont, et de ceux qui en voudraient.
La dénonciation d'un système social qui procède non par intégration mais par ghettoisation, et qui s'étonne d'obtenir des marginaux, dont certains agressifs.
Un système qui produit prisonniers et autres assistés à tour de bras, et vante la vente de coca cola au cerveau disponible comme une vertu suprême.

Les gens se révolteront quand ils comprendront que leurs souffrances sociales sont le fruit d'une arnaque financière et économique. Ils se révolteront quand ils auront complètement intégré les ravages de la grande consommation sur eux-même, et le monde entier.

Il y a ceux, nombreux, qui, vissés sur leur canapé, devant leurs écrans, ne demandent rien. Seront-ils les perdants de la Révolution au même titre que leurs élites? Peut-être, sans doute.

Car si la Révolution va jusqu'au bout, nous nous appauvrirons, nous ne pourrons plus acheter les produits technologiques fabriqués en Chine. Mais rien ne sera perdu, nous pourrons toujours acheter des slips bangladais.
Surtout, tout sera fabriqué en France dont nous avons besoin. En circuit fermé on se débrouille aussi bien qu'en circuit ouvert. C'est juste qu'il faut se passer de certaines choses au demeurant inutiles, telles des tablettes et des écrans diffusant de la publicité 24h sur 24 au prétexte d'une tout à fait fausse gratuité.

Sans compter le fait qu'une fois la France sortie de l'euro, il n'en restera plus rien.

La Révolution en France, c'est une Révolution en Europe, c'est une Révolution dans le monde.

Révolution!  


Quelques explications sur la Dette

C'est fou à quel point les gens ont du mal à comprendre certaines choses. 
Alors j'ai décidé de faire simple. basique.
Parce qu'il faut vraiment être con pour se laisser faire.

Depuis Giscard, le fonctionnement actuel de l'Etat consiste à emprunter sur les marchés l'argent dont il a besoin pour fonctionner. 
Or cet argent n'est pas "prêté" le moins du monde, les banques VENDENT l'argent évidemment, et ils le vendent très cher. 
Et plus tu as besoin d'argent, plus tu es endetté, moins tu peux faire face aux dépenses, plus tu paies cher l'argent dont tu as besoin. 
C'est déjà absolument dégueulasse pour les particuliers, pour les Etats, c'est franchement criminel. 


En premier lieu, l'Etat n'a pas à dépendre du moindre marché pour son budget. C'est dans l'ordre des choses les plus élémentaires qu'un Etat donné s'alimente auprès de ses propres caisses, avec le pouvoir de leur donner la valeur souhaitée. Un Etat sans souveraineté sur sa monnaie, son budget, son trésor n'est pas un Etat, mais une farce. Comme serait un capitaine assigné aux tâches ménagères à bord de son navire. 
Ceux qui vantent l'Etat vertueux, voyez l'Allemagne, meilleure élève du monde, son usine à gaz sociale tue des millions de chances et précipite dans la misère des millions de ses propres concitoyens. Vertu économique... Saloperie caractérisée. 


En second lieu, quand bien même il l'emprunterait aux marchés, l'intérêt de l'Etat étant celui des populations qui en dépendent, cet intérêt prime MILLE FOIS sur l'intérêt des usuriers. 

Car le résultat de tout cela, c'est des services publics littéralement dévastés comme en Grèce, attaqués de front partout comme en France, des services publics dont dépendent d'abord les populations les plus vulnérables, pendant que l'on retire de l'argent ici, on le donne aux fonds de pension qui nourrissent des panses grasses. 


La Dette est un mécanisme visant à faire de l'Etat un pourvoyeur de fonds du Capital, en lieu et place d'une structure de protection de l'intérêt général. 


Le problème n'est pas la souveraineté de la France, mais la souveraineté de la Justice élémentaire, quelques que soient les options institutionnelles dont répondes nations et Etats.


Il faut désintégrer la Dette, celle de TOUS les Etats du monde, l'écraser dans le Big Data, la pulvériser en nombre, en chiffres, dans l'esprit et dans la lettre. 


Révolution!!!

Les étudiants dans la rue

En ce mois d'avril, on a envie de croire à un mai 2018. 
Nous ne semblons pas en prendre le chemin, mais l'espoir est permis. 
Si la contestation venait à prendre de l'ampleur, elle partirait d'un double mécontentement que j'évoquais hier, celui des cheminots, et celui des étudiants. 
Si les revendications des cheminots sont connues, la défense de leur statut contre l'offensive ultra libérale dont fait l'objet le service public ferroviaire, celles des étudiants apparaissent moins clairement. Ils protestent notamment contre la sélection aux portes de l'université. 
Or cela soulève tout un débat, dont les étudiants contestataires font malheureusement l'économie. 
En effet, cela pose la question de l'éducation tout entière, sa logique, sa mission. Car si l'éducation nationale assume une sélection à l'entrée de la fac, il n'y a aucune raison d'en rejeter l'idée pour l'entrée au lycée, au collège, et pourquoi pas à l'école primaire. 
En fait, cette sélection est plus cohérent avec le système actuel, qui forme tout le monde, mais si mal, c'en est comme si elle ne formait que l'élite, la seule à accéder aux hautes études. 

L'élite est d'abord sociale, puisque c'est de loin le premier facteur de réussite à l'école, mais elle peut aussi être méritocratique, auquel cas elle est encore plus sélective. 
L'école actuelle forme des analphabètes et incultes qui obtiennent le bac (ne parlons même pas de ceux qui ne l'obtiennent pas) et qui n'ont donc aucune chance à l'université. 
Il faut choisir :
Soit on donne le bac à tout le monde, et tout le monde peut aller à l'université, soit on sélectionne à tous les étages, de façon à n'amener aux portes de la faculté que les étudiants performants. 

La philosophie que je défends dans mon livre c'est l'excellence pour tous. 
Dès le primaire, et jusqu'à l'enseignement postsecondaire, il faut réunir l'encadrement requis pour chaque élève. Plus il est issu d'un milieu défavorisé, plus il faut l'encadrer étroitement à chaque étape, pour satisfaire aux exigences pédagogiques associées aux résultats attendus à chaque étape du parcours scolaire. 
De cette façon seulement, sera donnée à chacun sa chance. 
Car laisser entrer un étudiant qui n'a pas le niveau à l'université, ce n'est pas lui donner davantage de chances que le rejeter. Dans tous les cas, il est perdant, il est le perdant d'une sélection qui existe par le milieu social et anecdotiquement le talent individuel. 
En l'état, il arrive une masse d'élèves au collège qui n'ont pas les bases du primaire. Ils sont condamnes dès la petite école, dès la naissance pratiquement. 
Pour former chaque élève sérieusement de la primaire à la faculté, il faut des moyens colossaux alloués à l'école. Or, de l'argent, il y en a plein les banques, celles-là même qui se nourrissent de la Dette au nom de laquelle on réduit ou empêche tous les moyens de l'état. 
Cela, les étudiants ne le disent pas, et c'est dommage. 

La grève

Un mot sur les grèves actuelles. Il faut les soutenir, bien qu'il faille déplorer la cacophonie qui règne sur les mots d'ordre et mouvements dispersés. 
Aucune des causes particulières invoquées pour la grève n'est de nature à emporter l'adhésion de l'opinion publique. 

On se fout du statut des cheminots comme de l'an 40. Les étudiants et leurs problèmes d'étude n'intéressent personne. 
En revanche, le service public ratiboisé au nom d'une Dette fallacieuse pour ne pas dire criminelle, cela, oui, c'est un sujet qui, s'il était traité convenablement, serait de nature à renverser la table. 

Pourquoi? Mais pourquoi n'explique-t-on pas à la population qu'elle est le sous-produit d'un marché qui en fait son beurre, tout en cognant dessus pour ses excès de dépense. 
Pourquoi n'explique-t-on pas aux gens que l'Etat est soumis à une arnaque mafieuse de la part du marché, consistant à prélever la dîme contre le droit d'exister sans services publics?  

Telle est la réalité nue, crue, insupportable. 
Ce n'est pas une figure rhétorique c'est appeler un chat un chat. Pour pouvoir fonctionner, les Etats doivent emprunter au marché qui facture très cher l'honneur qu'il fait à l'Etat de lui octroyer de quoi payer les dorures de l'Elysée, mais pas les services publics, ni écoles, ni hôpitaux. Ni rien, tout ce qui est dépense, c'est NEIN! 
Et les marchés prospèrent ainsi. 
C'est pourtant si simple, pourquoi est-ce un secret aux yeux de l'opinion publique? Révolution! 

Coup d'envoi

C'est une République bien solitaire que celle-là. Je l'habite seul. Je voudrais la créer. Elle fait cruellement défaut. Je voudrais qu'elle émerge, pour pouvoir y habiter, la République de la Justice. 
Pour la décrire, j'ai écrit un texte intitulé "une brève histoire de condition humaine" disponible gratuitement en format PDF et en version papier payante.

Dans cet ouvrage il s’agit de traiter de la condition humaine en particulier à travers le prisme de la Justice. 
Je définis l’une et l’autre à la lumière de nos connaissances et de notre expérience en ce XXIe siècle, car les seules références dont on dispose en la matière sont celles des textes sacrés, totalement obsolètes, et des philosophes dont l’oeuvre a vu passer des siècles sans mise à jour. 
C'est le résultat de dix années de réflexion fiévreuses et intenses. 
Ce récit s’articule en trois parties.
La première partie répond à la question de nos origines : Pourquoi sommes-nous là, comment sommes-nous arrivés? Je démontre que nous ne pouvons être le fruit du hasard.
La seconde partie répond à la question de la nature humaine : Comment fonctionnons-nous, nous autres êtres humain? C’est la question du libre arbitre, que je démolis consciencieusement pièce par pièce. 
La troisième partie répond à la question de la Justice : Etant donné ce que nous savons sur ce que nous sommes, qu’est-ce qui est juste et injuste sous nos latitudes, pourquoi et comment? C’est une tentative d’épistémologie éthique du XXIe siècle. 
L’ensemble offre une visite transversale ultra compacte de la condition humaine, telle qu’elle concerne 7 milliards d’individus sur Terre.   

Ce blog vient comme un prolongement de mon livre. Il est l'an zéro de la République de la Justice que j'appelle de mes voeux et de toutes mes forces, qui ne viendra peut-être jamais ou peut-être après ma mort, qu'importe tant qu'elle vient. Après moi, le monde, toujours. Pour l'instant il tourne sans moi, et pour essayer de tourner avec, je viendrai soutenir la République de la Justice chaque jour où j'en aurai le courage. 

A bientôt donc.