Avec tout ça, j'ai oublié de parler du raid qu'ont mené conjointement les armées américaine, britannique et française, sur des sites présumés de stockage d'armes chimiques en Syrie.
La première raison pour laquelle je n'en ai pas parlé plus tôt, c'est qu'il s'agit à mon sens d'un non événement.
Cela aurait été un sujet s'il y avait eu des victimes, ça ne semble pas être le cas, sans quoi nous serions inondés de leurs images dans les réseaux sociaux et/ou ailleurs. C'est ce que clament les belligérants occidentaux en tout cas, et ils ne semblent pas démentis.
Cela aurait été un sujet si le projet avait été de buter Bachar. Loin s'en est fallu, tout le monde a été prévenu à temps via les Russes, qui ont été extrêmement ménagés.
Non, cet épisode ne raconte pas grand-chose d'autre que l'ordinaire absurdité qui conditionne le droit d'Assad à assassiner ; exclusion de l'arme chimique. Tu peux trucider les gens à la tronçonneuse autant que tu voudras, mais avec des agents chimiques, là tu reçois une petite fessée.
Le fond de cette affaire, c'est que Bachar al Assad est un boucher, mais qu'à sa place, ne viendrait probablement qu'un autre boucher, qui lui, peut-être, serait plus complaisant envers les trublions de Daesh.
Car le boucher de Damas a Daesh pour principal ennemi, et cela lui garantit de longues heures de torture des habitants de son pays devant lui.
Quant aux syriens en question, bien sûr, une partie non négligeable soutient Assad, comme d'ailleurs Saddam avait sa plèbe toute acquise, question de caste comme toujours. Mais Dieu qu'il ne fait pas bon lui être opposé, islamiste ou pas. Et quand bien même ses victimes sont ou seraient islamistes, la boucherie reste la boucherie avec de la viande d'islamiste. Surtout si c'est un enfant, surtout s'il n'a pas d'arme.
Désespérance ordinaire, voilà cette affaire.
La première raison pour laquelle je n'en ai pas parlé plus tôt, c'est qu'il s'agit à mon sens d'un non événement.
Cela aurait été un sujet s'il y avait eu des victimes, ça ne semble pas être le cas, sans quoi nous serions inondés de leurs images dans les réseaux sociaux et/ou ailleurs. C'est ce que clament les belligérants occidentaux en tout cas, et ils ne semblent pas démentis.
Cela aurait été un sujet si le projet avait été de buter Bachar. Loin s'en est fallu, tout le monde a été prévenu à temps via les Russes, qui ont été extrêmement ménagés.
Non, cet épisode ne raconte pas grand-chose d'autre que l'ordinaire absurdité qui conditionne le droit d'Assad à assassiner ; exclusion de l'arme chimique. Tu peux trucider les gens à la tronçonneuse autant que tu voudras, mais avec des agents chimiques, là tu reçois une petite fessée.
Le fond de cette affaire, c'est que Bachar al Assad est un boucher, mais qu'à sa place, ne viendrait probablement qu'un autre boucher, qui lui, peut-être, serait plus complaisant envers les trublions de Daesh.
Car le boucher de Damas a Daesh pour principal ennemi, et cela lui garantit de longues heures de torture des habitants de son pays devant lui.
Quant aux syriens en question, bien sûr, une partie non négligeable soutient Assad, comme d'ailleurs Saddam avait sa plèbe toute acquise, question de caste comme toujours. Mais Dieu qu'il ne fait pas bon lui être opposé, islamiste ou pas. Et quand bien même ses victimes sont ou seraient islamistes, la boucherie reste la boucherie avec de la viande d'islamiste. Surtout si c'est un enfant, surtout s'il n'a pas d'arme.
Désespérance ordinaire, voilà cette affaire.
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